Hébergement et nom de domaine : deux choses distinctes, deux factures distinctes
C'est la confusion la plus répandue, et elle coûte cher. Le nom de domaine est votre adresse : votre-entreprise.com. L'hébergement est le terrain sur lequel le site est posé, c'est-à-dire l'espace disque et le serveur qui répondent quand quelqu'un tape cette adresse.
Ce sont deux abonnements, chez deux fournisseurs possiblement différents, avec deux dates de renouvellement. Ce ne sont pas des honoraires de développement, et ils reviennent chaque année, à vie. Un devis de site qui ne les mentionne pas est un devis incomplet.
Le point non négociable : le domaine doit être à votre nom
C'est le litige le plus fréquent du secteur web, à Madagascar comme ailleurs. Le scénario est toujours le même : le prestataire réserve le domaine avec son propre compte, « pour simplifier ». Deux ans plus tard, vous voulez changer d'agence — et vous découvrez que votre adresse ne vous appartient pas.
À ce stade, vos options sont mauvaises : négocier un transfert avec quelqu'un qui n'a plus intérêt à vous aider, ou repartir sur une nouvelle adresse et perdre tout votre référencement.
Comment vérifier, concrètement
- Demandez à voir la fiche du propriétaire du domaine. Le nom de votre entreprise doit y figurer comme titulaire, pas celui du prestataire.
- Demandez les identifiants du compte chez le bureau d'enregistrement, par écrit. Pas « on s'en occupe » : les identifiants.
- Notez la date de renouvellement. Un domaine non renouvelé tombe, et peut être racheté par n'importe qui — souvent un revendeur qui le remettra en vente très cher.
Chez nous, cette règle n'a pas d'exception : nom de domaine, hébergement, code et contenus sont enregistrés au nom du client, avec un document récapitulatif remis à la livraison. Voir notre page hébergement et nom de domaine. Si vous avez déjà perdu ces accès, l'article récupérer les accès de son site décrit la procédure.
.mg, .com, ou les deux ?
| Extension | Ce qu'elle dit | Quand la choisir | Prix indicatif |
|---|---|---|---|
| .mg | Ancre l'activité à Madagascar | Clientèle exclusivement malgache, volonté d'afficher l'ancrage local | dès 150 000 Ar/an |
| .com | Neutre, international, le réflexe par défaut | Clientèle mixte ou étrangère, marque destinée à grandir | un peu moins que le .mg |
| .fr | Cible explicitement la France | Activité tournée vers le marché français | comparable au .com |
En pratique, deux conseils. D'abord, le .com reste le réflexe de la majorité des visiteurs : quand ils ne se souviennent plus, c'est ce qu'ils tapent. Ensuite, si votre budget le permet, réservez les deux et faites rediriger l'un vers l'autre : cela évite qu'un concurrent ou un revendeur prenne la variante que vous n'avez pas déposée.
Un point souvent ignoré : vérifiez que le nom choisi ne ressemble pas à une marque déposée existante. Une adresse qui prête à confusion peut vous être contestée, et vous auriez alors construit votre référencement sur du sable. Nous détaillons le raisonnement dans .mg ou .com.
Héberger à Madagascar ou en Europe ?
La question paraît patriotique ; elle est technique. Trois critères comptent, dans cet ordre :
1. La fiabilité, loin devant
Un hébergeur qui tombe trois fois par mois vous coûte plus qu'un temps de réponse légèrement supérieur. Un bon hébergeur européen sert souvent mieux un site malgache qu'un serveur local mal entretenu — et l'inverse est vrai aussi. Le critère n'est pas le pays, c'est le sérieux de l'exploitant.
2. Les sauvegardes
Vérifiez qu'elles existent, qu'elles sont quotidiennes, et surtout qu'elles sont conservées ailleurs que sur le serveur du site. Une sauvegarde stockée sur la machine qui tombe ne sert à rien — c'est une découverte que personne ne veut faire un dimanche matin.
3. La proximité, en dernier
Pour un public majoritairement malgache, un serveur proche améliore un peu le temps de réponse. C'est réel, mais l'effet est marginal comparé au poids des images non optimisées, qui est la vraie cause de lenteur dans 90 % des cas. Voir mon site est trop lent.
Les e-mails professionnels : le signal que tout le monde lit
contact@votre-entreprise.com plutôt qu'une adresse Gmail : c'est le premier indice de sérieux qu'un client examine, avant même de regarder votre site. Sur un devis, sur une facture, sur une carte de visite, l'écart de crédibilité est considérable pour un coût dérisoire.
Le piège de la délivrabilité
Créer une boîte ne suffit pas. Sans trois réglages techniques — SPF, DKIM et DMARC —, vos e-mails partent dans les indésirables de vos clients. Le pire : vous ne le saurez jamais. Vous croirez que le client n'a pas répondu, alors qu'il n'a jamais vu votre devis.
Ces trois enregistrements se posent dans la zone DNS de votre domaine. Nous les configurons à 150 000 Ar, et nous vérifions ensuite qu'un message réel arrive bien en boîte de réception chez les principaux fournisseurs. C'est une prestation à part parce que c'est un travail à part.
Le certificat SSL : plus une option depuis longtemps
Le cadenas et le HTTPS ne sont plus un supplément. Sans eux, le navigateur affiche un avertissement de sécurité à vos visiteurs, et Google déclasse la page. Le certificat est aujourd'hui gratuit chez la plupart des hébergeurs sérieux ; ce qui compte, c'est que son renouvellement soit automatisé — un certificat expiré transforme votre site en page d'alerte rouge du jour au lendemain.
Sur un site que nous livrons, l'automatisation est en place et vérifiée. Sur un site existant qui n'est pas encore en HTTPS, le passage coûte 100 000 Ar : voir refonte et reprise de site.
Nos tarifs
| Prestation | Prix | Nature |
|---|---|---|
| Nom de domaine (.com, .mg, .fr) | dès 150 000 Ar/an (≈ 30 €) | Annuel, payé au fournisseur, à votre nom |
| Hébergement + e-mails professionnels + SSL | 50 000 Ar/mois (≈ 10 €) | Mensuel |
| Configuration SPF, DKIM et DMARC | 150 000 Ar | Une fois |
| Sauvegarde initiale et remise des accès par écrit | 80 000 Ar | Une fois |
| Migration vers un nouvel hébergeur | 250 000 Ar | Une fois |
Sur une première année de site, comptez donc environ 400 000 Ar pour le domaine et l'hébergement, en plus des honoraires de création. C'est ce montant que nous faisons apparaître séparément sur chaque devis, jamais fondu dans le prix du site. Le détail complet est sur la page tarifs, et le budget global d'un site dans prix d'un site internet à Madagascar.
Ce que nous ne facturons pas
Nous ne vendons aucun abonnement de maintenance. Le site est livré à jour, sécurisé, sauvegardé, avec les accès remis par écrit et une formation de prise en main de deux heures — c'est ce qui vous rend autonome. Une intervention ultérieure se chiffre au cas par cas après un audit.
Conséquence dont il faut être conscient : la responsabilité des mises à jour vous revient. C'est pour cela que la formation est incluse, et que nous documentons par écrit qui héberge quoi, où, et à quelle date il faut renouveler. Le coût annuel d'un site est détaillé dans le coût annuel d'un site internet.
Comment se passe la mise en place
- Choix du nom et vérification. Disponibilité, extensions à protéger, risque de confusion avec une marque existante. Prévoyez deux ou trois variantes : le premier nom choisi est souvent déjà pris.
- Enregistrement et configuration. Dépôt du domaine à votre nom, mise en place de l'hébergement, des zones DNS, des boîtes e-mail, du certificat SSL et des enregistrements SPF/DKIM/DMARC.
- Mise en ligne du site. Bascule, test des formulaires et de l'envoi d'e-mails, vérification de l'affichage sur téléphone et de la vitesse.
- Remise des accès. Un document récapitulatif : où est le domaine, où est l'hébergement, quels identifiants, quelles dates de renouvellement. À conserver hors du site — pas dans un e-mail que vous ne retrouverez pas.
Questions fréquentes
Combien coûte un nom de domaine à Madagascar ?
À partir de 150 000 Ar par an pour un .mg, un peu moins pour un .com. C'est un abonnement annuel : si personne ne le renouvelle, l'adresse tombe. Mettez un rappel dans votre agenda, pas seulement dans celui de votre prestataire.
Puis-je garder mon hébergeur actuel ?
Oui, si son offre tient la charge et permet les sauvegardes. Nous travaillons volontiers sur un hébergement que vous avez déjà, et nous vous alertons seulement si l'offre est insuffisante — avec des mesures à l'appui, pas au feeling.
L'hébergement gratuit, c'est possible ?
Techniquement oui, et c'est une mauvaise idée pour une activité professionnelle : publicités imposées, lenteur, sauvegardes absentes, sous-domaine qui n'est pas à vous, et fermeture du service sans préavis. Pour un site d'entreprise, 50 000 Ar par mois n'est pas le poste sur lequel économiser.
Que se passe-t-il si je change de prestataire ?
Si tout est à votre nom, rien de spécial : vous transmettez les accès au suivant. C'est exactement pour ce moment-là que la règle existe. Voir changer de prestataire web.
Faut-il un hébergement plus puissant pour une boutique ?
Oui. Une boutique génère plus de requêtes en base de données, stocke plus d'images et supporte moins bien une lenteur — un panier abandonné pour cause de lenteur est une vente perdue. Nous dimensionnons en conséquence : voir créer une boutique en ligne à Madagascar.
À retenir
- Domaine et hébergement sont deux abonnements distincts, qui reviennent chaque année.
- Le domaine doit être enregistré à votre nom — demandez la fiche du propriétaire et les identifiants, par écrit.
- Le .com reste le réflexe des visiteurs ; réservez les deux extensions si le budget le permet.
- La fiabilité et les sauvegardes comptent plus que le pays du serveur.
- Sans SPF, DKIM et DMARC, vos e-mails partent en spam et vous ne le saurez pas.
- Comptez environ 400 000 Ar la première année, en plus des honoraires de création.
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