Site internet ou page Facebook : la question posée honnêtement

Nous vendons des sites internet. Nous allons quand même commencer par dire ceci : pour beaucoup d'activités malgaches, une page Facebook bien tenue vaut mieux qu'un site abandonné. Si vous devez choisir entre les deux et que vous n'avez ni le temps ni le budget de faire vivre un site, restez sur Facebook et faites-le bien.

Cela dit, les deux ne font pas le même travail. Facebook capte des gens qui ne vous cherchaient pas ; un site capte des gens qui vous cherchent. Cet article détaille ce que chacun fait mieux, et identifie le moment précis où l'absence de site devient un handicap mesurable.

Ce que Facebook fait mieux qu'un site

  • La découverte. Une publication partagée touche des gens qui n'avaient aucune intention de vous trouver. Un site ne fait jamais cela.
  • La conversation. Messenger et WhatsApp sont là où vos clients répondent réellement, immédiatement, sans formulaire.
  • La gratuité et l'immédiateté. Publier une photo de produit prend trente secondes et ne coûte rien.
  • La preuve sociale visible. Les commentaires, les partages et les réactions rassurent — c'est une forme de recommandation que peu de sites savent reproduire.

Un prestataire qui vous dit que Facebook « ne sert à rien » ne connaît pas le marché malgache. La bonne question n'est pas « lequel remplacer » mais « qu'est-ce que l'un ne peut pas faire ».

Ce que Facebook ne fait pas, et ne fera jamais

1. Apparaître quand on vous cherche sur Google

C'est le point décisif. Quand quelqu'un tape « imprimerie Antananarivo » ou « fournisseur de matériel de bureau Madagascar », Google affiche des sites et des fiches locales. Les pages Facebook y remontent mal, et jamais sur les recherches précises qui amènent des clients prêts à acheter.

Autrement dit : Facebook vous rend visible auprès de gens qui ne cherchaient rien, et invisible auprès de ceux qui cherchent exactement ce que vous vendez. Le référencement naturel est justement le travail qui capte cette seconde population — voir le guide du référencement naturel à Madagascar.

2. Vous appartenir

Votre page peut être restreinte, suspendue ou perdue — piratage du compte administrateur, signalement automatique, changement de règles. Cela arrive, et vous n'avez aucun recours utile. Vos années de publications, vos abonnés, vos avis : tout dépend d'une entreprise qui ne vous doit rien.

Un site avec un nom de domaine à votre nom ne peut pas vous être retiré. C'est la différence entre posséder et occuper.

3. Présenter une information stable

Sur Facebook, l'information vit dans un flux : vos tarifs de l'an dernier sont enterrés sous soixante publications. Un visiteur qui veut connaître vos prix, vos horaires ou vos conditions de livraison doit faire défiler, ou vous écrire — et beaucoup n'écriront pas.

4. Servir de référence professionnelle

Sur un devis, une facture, un appel d'offres ou une carte de visite, une adresse de site et un e-mail à votre nom de domaine ne produisent pas le même effet qu'un lien Facebook et une adresse Gmail. Ce n'est pas une question de goût : c'est ce que regardent les acheteurs professionnels.

Le tableau de décision

Critère Page Facebook Site internet
Coût de départ Gratuit dès 250 000 Ar (landing) ou 499 000 Ar (vitrine)
Coût annuel 0, ou budget publicitaire ≈ 750 000 Ar (domaine + hébergement)
Trouvable sur Google Mal, et pas sur les requêtes précises Oui, avec du travail
Vous appartient Non Oui, si le domaine est à votre nom
Découverte / viralité Excellente Nulle
Information stable (prix, horaires) Noyée dans le flux Structurée, consultable
Crédibilité professionnelle Correcte pour du commerce Nettement supérieure en B2B
Effort d'entretien Élevé et permanent (publier) Faible après la mise en ligne

Notez la dernière ligne, qui surprend souvent : Facebook demande plus de travail continu qu'un site vitrine. Une page qui ne publie plus meurt en trois mois ; un site vitrine correct reste utile pendant des années sans y toucher.

Les cinq signes qu'il vous faut un site maintenant

  1. On vous demande « vous avez un site ? » et vous répondez « on est sur Facebook ». Si la question revient, c'est que vos prospects s'attendent à trouver un site.
  2. Vous répétez les mêmes réponses dix fois par jour : prix, disponibilité, zone de livraison, horaires. Un site répond à votre place, la nuit incluse.
  3. Vous travaillez avec des entreprises, pas seulement des particuliers. En B2B, l'absence de site fait douter de la structure.
  4. Votre secteur se cherche sur Google. Services urgents, prestations techniques, fournitures professionnelles : ces recherches existent, et vous n'y êtes pas.
  5. Vous voulez vendre à l'étranger. Une clientèle française ne cherchera pas votre page Facebook malgache.

La vraie réponse : les deux, dans cet ordre

La configuration la plus efficace pour une PME malgache n'est ni l'un ni l'autre, mais l'articulation des trois canaux :

  1. La fiche Google Business Profile d'abord. Gratuite, elle vous fait apparaître sur le plan quand quelqu'un cherche votre métier près de lui, avec un bouton d'appel. Pour un commerce, elle amène souvent plus d'appels que le site — et sa mise en place coûte 150 000 Ar. Voir la fiche Google Business à Madagascar.
  2. Un site vitrine ensuite. Il porte l'information stable et capte les recherches précises. Comptez 499 000 Ar pour cinq pages — voir combien coûte un site vitrine.
  3. Facebook comme aujourd'hui, mais avec un lien vers le site dans chaque publication utile. Facebook fait la découverte, le site fait la conversion.

Si votre budget ne permet qu'une étape, prenez la première. C'est ce que nous conseillons régulièrement à des gens venus acheter un site.

Si vous démarrez avec un tout petit budget

Une landing page à 250 000 Ar, livrée en trois jours, suffit à avoir une adresse à vous, une page qui présente l'offre, et un bouton WhatsApp. Elle ne se référencera que sur une requête, mais elle règle la question de la crédibilité et de l'appartenance.

Elle se transforme plus tard en site complet sans repartir de zéro : nous la construisons sur la même base technique. Voir landing page ou site vitrine, et la liste de ce qu'il faut réunir dans ce qu'il faut préparer avant de faire son site.

Faire travailler les deux ensemble

Si vous gardez Facebook et ajoutez un site — ce que nous recommandons — encore faut-il qu'ils se renforcent au lieu de se concurrencer. Quatre gestes simples, qui ne coûtent rien :

Mettre l'adresse du site dans le bouton d'action de la page

Facebook permet d'afficher un bouton principal sur votre page. Réglez-le sur votre site ou sur WhatsApp, pas sur « Envoyer un message » par défaut : c'est le lien le plus cliqué de votre page, et il est souvent laissé au hasard.

Renvoyer vers une page précise, jamais vers l'accueil

Une publication qui parle d'un service doit renvoyer vers la page de ce service. Envoyer tout le monde sur la page d'accueil oblige le visiteur à chercher — et il ne cherche pas. C'est la même règle que pour la publicité, développée dans quel budget pour Google Ads à Madagascar.

Publier les informations durables sur le site, les nouvelles sur Facebook

Tarifs, conditions, zones desservies, questions fréquentes : sur le site, où elles restent consultables. Promotions, arrivages, actualités : sur Facebook, où elles circulent. Publier ses tarifs uniquement dans une publication garantit que personne ne les retrouvera dans trois mois.

Récupérer les questions de Facebook pour alimenter le site

Les questions qu'on vous pose en commentaires et en messages sont exactement les recherches que les gens tapent dans Google. Notez-les : chacune est une page ou un paragraphe à écrire. C'est la source de contenu la moins chère qui existe, et elle est déjà chez vous — voir le guide du référencement naturel.

Le cas particulier de la vente

Si vous vendez des produits, la comparaison change un peu. Facebook fait très bien la découverte d'un produit ; il fait très mal le catalogue.

Concrètement : un client qui cherche « avez-vous encore la taille M en bleu » doit faire défiler vos publications, ou vous écrire. Multipliez par trente clients par jour, et vous passez vos journées à répondre à la même question.

C'est exactement le problème qu'un site catalogue résout, sans passer par une boutique complète : les produits, les prix, la disponibilité sur le site, et le bouton de commande qui renvoie sur WhatsApp. Vous gardez la conversation, vous supprimez les questions répétitives. Voir catalogue ou boutique en ligne.

L'erreur à ne pas commettre

Faire un site, puis l'abandonner en continuant sur Facebook. Vous vous retrouvez alors avec un site qui affiche des tarifs de 2024 et une actualité vieille de deux ans — ce qui fait plus de mal que pas de site du tout. Un visiteur en conclut que l'entreprise a fermé, et il n'appellera pas pour vérifier.

C'est précisément pour cela que nous incluons une formation de prise en main de deux heures et que nous ne vendons aucun abonnement de suivi : l'objectif est que vous puissiez changer un prix vous-même, en cinq minutes, sans nous appeler. Voir création de site internet.

Questions fréquentes

Un site peut-il remplacer complètement ma page Facebook ?

Non, et ce n'est pas souhaitable. Ils ne captent pas les mêmes personnes. Gardez la page, ajoutez le site, et faites un lien de l'une vers l'autre.

Puis-je vendre sans site, seulement par Facebook ?

Oui, beaucoup le font avec succès à Madagascar. La limite arrive sur le volume : au-delà d'un certain nombre de commandes par jour, la gestion par messages devient ingérable. Voir créer une boutique en ligne à Madagascar et catalogue ou boutique en ligne.

Les publications Facebook aident-elles mon référencement ?

Très peu directement. En revanche, quand vos publications renvoient vers votre site et que les gens cliquent, cela génère du trafic réel — ce qui est utile. Le raisonnement complet est dans SEO ou publicité en ligne.

Et si je n'ai pas de contenu pour un site ?

Alors commencez par la fiche Google et attendez. Un site de cinq pages avec des textes creux ne vous apportera rien. La rédaction complète coûte 250 000 Ar si vous voulez la confier — voir rédaction web.

Combien de temps avant que le site rapporte plus que Facebook ?

Personne ne peut vous le garantir, et nous ne le ferons pas. Ce qui est prévisible : le site capte des recherches que Facebook ne capte pas, et cet effet se construit sur six à douze mois de contenu. Ce n'est pas une substitution, c'est une addition.

À retenir

  • Facebook capte ceux qui ne vous cherchaient pas ; un site capte ceux qui vous cherchent.
  • Facebook demande plus d'entretien qu'un site vitrine, pas moins.
  • Une page Facebook ne vous appartient pas. Un domaine à votre nom, oui.
  • L'ordre le plus rentable : fiche Google Business, puis site vitrine, puis Facebook en découverte.
  • Le signe qu'il faut un site : on vous demande si vous en avez un, et vous répétez les mêmes réponses tous les jours.
  • Un site abandonné fait plus de mal que pas de site. D'où la formation incluse.

Un projet de site ?

CreaWebMada vous accompagne du cadrage à la mise en ligne. Périmètre écrit, devis clair et rapide.